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Guillaume Apollinaire
Apollinaire, un poète engagé…

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"Est-ce que la mort vous oublie"

Regard de femme

Des voyages de jeunesse à une reconnaissance intellectuelle, en passant par la guerre de 14/18, Apollinaire rencontre aussi les artistes de son temps.

Regard de femme

Né à Rome en 1880 d'une mère Polonaise et d'un père Italien. Apollinaire passe son enfance en Italie, puis, sur la Côte d'Azur. Enfin il rejoint Paris et voyage.

Apollinaire sur le divan

Emprisonné à la prison de la Santé, Apollinaire, isolé à cause du vol de la Joconde au Louvres, écrit des poèmes qui montrent ses doutes et ses peurs.

Calligramme la petite auto

1914 - Dans le calligramme La petite Auto (ci-dessus) le 31 juillet 1914, Apollinaire prend conscience avec son ami Rouveyre qu'une époque se termine puisque la mobilisation générale et la petite auto qui les conduit vers Paris annoncent les temps de guerre. Le 6 décembre, il est incorporé à Nîmes dans le 38ème régiment d'artillerie de campagne, 2ème canonnier parmi 900 conducteurs, et intègre assez vite un peloton d'élèves officiers.

1915 - Il poursuit son instruction militaire de brigadier. Guillaume est déçu par Lou, qui malgré leur complicité, le laisse sans espoir. Ils s'écriront jusqu'au début 1916. Le 4 avril, départ volontaire pour le front. Il rencontre Madeleine Pagès dans un compartiment de train, ils se plaisent ; c'est le début d'une correspondance publiée sous le titre Tendre comme le souvenir. Le 17 juin, première édition de Case d'armons, tiré à 25 exemplaires sur papier quadrillé, à l'encre violette, au moyen de gélatine, sur le front de Champagne. Il demande la main de Madeleine à sa mère, dans une lettre datée du 10 août 1915. Il se retrouve fiancé. Le 20 novembre, il quitte l'artillerie pour l'infanterie avec le grade de sous-lieutenant. Il se retrouve dans les tranchées…

dessin

../.. boueuses, à vivre sous terre, en première ligne. Puis, Il passe dix jours de permission à Oran auprès de son amour Madeleine.

1916 - Le 9 mars, Apollinaire est naturalisé par décret. Le 17, il est blessé par des éclats d'obus dont un perce son casque et touche la région temporale, et, après une première opération en T qui permet d'enlever les éclats, son transfert du front à Paris, à l'hôpital italien du quai d'Orsay, il se retrouve à Auteuil où il subit une trépanation le 9 mai. En juin, un de ses poèmes paraît dans une revue suisse Cabaret Voltaire, base du mouvement "Dada". Apollinaire voit Le Poète assassiné publié en octobre. Sa blessure à la tête l'a énormément changé. En novembre, dernière lettre à Madeleine Pagès, qu'il délaisse depuis sa blessure.

1917 - Apollinaire qui n'est pas réformé, est détaché auprès de la Direction générale des Relations du commandement avec la Presse : la Censure. Il reprend son activité de journaliste ; collabore à plusieurs revues poétiques : SIC, 391, Nord-Sud… Le Mercure de France édite son petit…

Guerre de 14-18, tranchée

../.. recueil, illustré par Rouveyre, Vitam impendere amori. En juin a lieu une représentation de sa pièce de théâtre Les Mamelles de Tirésias à Montmartre. Il sera en poste au cabinet du ministre des Colonies en juillet.

1918 - Apollinaire publie toujours sa rubrique Anecdotiques, il est hospitalisé en janvier pour une congestion pulmonaire. En mars Le Mercure de France publie le recueil de poésie Calligrammes, regroupant ses poèmes de 1913 à 1916, à la suite d'Alcools qui représente la période 1898 à 1912. Cette même année voit la sortie du Flâneur des deux Rives.

Le 2 mai, a lieu son mariage avec Jacqueline Kolb, "La jolie Rousse" ; il a pour témoin Picasso et Ambroise Vollard. Il collabore avec la presse. Il part en vacances, en août, avec sa femme, en Bretagne où il travail sur des livres, et autres projets dont un livret d'opéra et une pièce de théâtre intitulée Couleur du Temps.

Début novembre il est atteint par le virus de la grippe dite "Espagnole" qui touche Paris, alité, il meurt le neuf novembre, inhumé au Père Lachaise, il est inscrit au Panthéon sous l'appellation "Poète mort pour la France".

Apollinaire, trépané

Apollinaire
sera trépané
par le docteur Baudet
après une paralysie
du côté gauche.
Il meurt,le neuf novembre 1918,
atteint par la grippe
espagnole, peu avant
l'armistice du onze.

Colombe, Calligrammes